La crise agroalimentaire est elle assez prise au sérieux? 1/2

Causes de la crise agroalimentaire:

Viande 100% française et compétitivité:

Jacques Creyssel, délégué général de la fédération du commerce et de la distribution préconisait une amélioration de la compétitivité.

« Nous sommes face à une crise de marché aujourd’hui avec une consommation qui diminue, -4% pour le bœuf, des exportations qui s’effondrent à cause de l’embargo russe et une production en hausse.

Donc le prix diminue naturellement. L’élevage français est depuis longtemps non-compétitif face à notamment l’Allemagne »(via RTL).

Jacques Creyssel fustige également les municipalités qui n’approvisionnent pas les cantines de viandes françaises.

A cela s’ajoute le recul de la consommation de viande depuis son pic atteint en 1998, à 94,1 kg en équivalent carcasse (kgec) consommés par habitant. En 2014, elle s’est élevée à 86 kgec/hab.

Aujourd’hui même (21/07/2015) Bruno Le Maire député de l’Eure et ancien ministre de l’agriculture plaidait pour une cantine alimentée de 100% de viandes françaises comme Jacques Creyssel

Sécheresse et restriction d’eau:

52 départements seraient déjà concernés par un ou plusieurs arrêtés prefectoraux qui restreindraient l’usage d’eau, parmis eux la Gironde (33) ou encore le Lot (46).

 Dans certaines régions où la crise est la plus virulente, les prélèvements d’eau sont entièrement prohibés, toutefois dans les départements où la pénurie est moindre (alerte renforcée) l’agriculture doit réduire l’utilisation d’eau de 25% à 50% selon les cas.

Les répercussions de ces privations sont déjà connus puisqu’en 2011 lors d’une sécheresse un agriculteur Deux-Sèvriens (Poitou-Charente) témoignait des effets néfastes de ce manque d’eau. Pierre Trouvat, vice-président de l’Association des irrigants des Deux-Sèvres et également céréalier déplore les récoltes prochaines, en effet la taille de ses blés a diminué de moitié (soit 40 cm seulement), pour les fleurs de colza la constatation est encore pire, le cocktail sécheresse et fortes températures a brulé une partie de ses récoltes de colza.

«Il indique donc que le nombre d’épis sera plus faible et qu’il aura peu de paille a vendre, les répercussions seront virulentes puisque le prix des aliments pour bétails va flamber»

Du coté des éleveurs, la situation est tout aussi alarmante, «les stocks de fourrage destinés à l’alimentation des animaux n’atteignent que 50% de ce qu’ils devraient être pour passer l’hiver sereinement»

Franck Hérault agriculteurs à la Ferrière-en-Parthenay et président de l’association des éleveurs des Deux-Sèvres explique la situation difficile que vont traversés les agriculteurs

«on sera forcé d’acheter des granulés mais aussi de la paille. Les prix vont flamber alors que les trésoreries sont déjà dans le rouge. Peu d’éleveurs pourront encore permettre de s’endetter.»

Cependant inutile de s’alarmer, les spécialistes de la météorologie sont formels, la situation n’a rien d’irréversible.

« Les choses peuvent évoluer rapidement en fonction des conditions météo. Il suffit de quelques passages orageux et pluvieux pour humidifier les sols », commente Michel Schneider (via Le Dauphiné).

Suite de l’article dans la partie n°2

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